Le parlement du Tadjikistan a adopté des amendements au Code pénal qui imposent des peines sévères aux mineurs de cryptomonnaies utilisant de l’électricité volée ou non autorisée pour alimenter leurs opérations de minage.
Les révisions, adoptées le 3 décembre, introduisent l’article 253(2), qui fait du minage de cryptomonnaies avec de l’électricité volée une infraction pénale. Les contrevenants s’exposent désormais à des amendes allant de 1 650 à 8 250 dollars ou à des peines de prison de deux à huit ans, selon l’ampleur de l’infraction.
Pour les utilisations illicites d’électricité à très grande échelle, les sanctions s’aggravent jusqu’à cinq à huit ans de prison, une mesure jugée nécessaire par les législateurs pour contrer non seulement les pertes économiques mais aussi les pannes de courant régionales attribuées à l’activité minière illégale. Les procureurs ont relié le vol d’électricité par les mines illégales aux perturbations des réseaux locaux.
Le procureur général Khabibullo Vokhidzoda a déclaré que le minage cryptographique non autorisé a contribué à des dommages matériels et à la déstabilisation de l’approvisionnement en électricité dans plusieurs villes, ce qui a poussé à la réaction législative.
La nouvelle loi aligne le Tadjikistan avec une attention mondiale croissante sur la réglementation des impacts environnementaux et infrastructurels du minage de cryptomonnaies — notamment lorsque les systèmes de minage sollicitent fortement les ressources énergétiques locales.

