Les enlèvements liés à la crypto-monnaie en France et associés à des chefs de réseaux étrangers sont devenus une préoccupation majeure. Entre juillet 2023 et fin 2025, les autorités ont signalé 40 cas d’enlèvements organisés motivés par la cryptomonnaie. Plus de la moitié de ces incidents visaient des individus possédant des cryptomonnaies ou travaillant professionnellement dans ce secteur. La tendance de ces attaques s’est intensifiée au début de 2026, indiquant un schéma inquiétant ciblant la communauté crypto. Cette escalade met en lumière les réseaux internationaux complexes impliqués dans l’orchestration de ces crimes, souvent coordonnés depuis l’étranger.
Le Service d’Information, de Renseignement et d’Analyse Stratégique sur la Criminalité Organisée (SIRASCO) de la Police Judiciaire française a rédigé un mémo détaillant les méthodes opérationnelles observées dans les enlèvements motivés par la crypto. Le mémo explique que les ordres d’attaque sont coordonnés depuis l’extérieur de la France, avec des intermédiaires basés en France agissant comme recruteurs. Ces intermédiaires embauchent généralement des personnes de moins de 30 ans pour réaliser les kidnappings. La structure implique une direction étrangère et des opérateurs locaux qui exécutent le recrutement et les attaques.
Les victimes sont majoritairement des hommes âgés de 20 à 35 ans, actifs dans le secteur des cryptomonnaies en tant qu’investisseurs, entrepreneurs ou influenceurs sur les réseaux sociaux. Les cerveaux criminels identifient les cibles potentielles en surveillant les réseaux sociaux où les victimes exposent fréquemment leurs actifs crypto. Les plateformes citées incluent TikTok, YouTube et Instagram. Le mémo consigne ces schémas de ciblage et de coordination opérationnelle. Les experts en sécurité mentionnés dans le document conseillent aux détenteurs et entreprises d’envisager des mesures de protection adaptées et de développer des politiques relatives aux enlèvements et rançons.
Parmi les incidents notables d’enlèvements liés à la cryptomonnaie en France figurent une tentative échouée contre le PDG français de Binance dans le Val-de-Marne et un incident en janvier impliquant un gang en Isère. Ce dernier cas concernait la torture d’un homme de 74 ans, qui était à tort supposé être lié à d’importantes détentions en cryptomonnaies via son fils. De tels cas mettent en lumière les vulnérabilités auxquelles sont confrontées les personnes associées au secteur des cryptomonnaies.
En réponse à ces menaces, les experts en sécurité ont conseillé aux détenteurs de cryptomonnaies d’envisager d’apprendre des techniques d’autodéfense. De plus, les entreprises du secteur crypto sont encouragées à élaborer des politiques complètes concernant les enlèvements et les rançons. Ces mesures visent à réduire les risques et à assurer une préparation face aux menaces potentielles. L’accent mis sur des stratégies de sécurité proactives reflète une compréhension de l’évolution du paysage des crimes liés à la cryptomonnaie et de leur impact potentiel sur la communauté.
Les cas d’enlèvements organisés liés à la cryptomonnaie en France impliquent des maîtres criminels étrangers coordonnant des attaques par l’intermédiaire de recruteurs et d’intermédiaires locaux, avec des opérateurs réalisant les enlèvements et des réseaux locaux facilitant la sélection des victimes et la logistique. Le schéma cible principalement les jeunes adultes actifs dans le secteur des cryptomonnaies et demeure une préoccupation majeure en matière de sécurité, suscitant des appels à une vigilance accrue, des mesures de protection individuelles et un développement formel de politiques par les entreprises et les autorités pour atténuer les risques.


